Pourquoi c’est bien de faire un break

Hello iciiiiii, je suis TROP contente de vous retrouver ! 

J’avoue je ne pensais pas revenir de sitôt, mais… parfois… la vie nous réserve des surprises et c’est ainsi que me revoilà, à vous écrire des trucs (in)intéressants, mais pas que. Je vous préviens je suis devenue une grosse hippie en un an, genre j’étais tellement paumée dans ma life, j’ai sauté à pieds joints dans cette vaste contrée du développement personnel, et franchement, ne te fous pas de ma gueule, il y a beaucoup de bon à en tirer. 

Je te préviens, je ne sais pas trop quelle tournure va prendre ce post, ni la suite de ce blog, mais je suis comme ça, je vais faire des trucs sans trop réfléchir, et voir où ça m’emmène. Parce que je suis une feignasse et que j’ai pas envie d’écrire un plan. J’aime bien faire des petits suspens, peut être qu’à la fin je vais t’annoncer un truc de ouf. Mais pour ça faut tout lire. Tout ça pour dire que l’appel du clavier devenait trop fort, et plutôt que de me lamenter sur mes histoires de coeur râtées, autant qu’on revienne rigoler un peu ici, c’est quand même vachement plus fun.

A mon avis, y'a moyen que cet article soit mille fois trop long, mais il est grand temps de faire le bilan de ces semaines de totale perdition de ma personne. Histoire de voir si ça sert à quelque chose de faire des pauses dans la vie. 

Si vous êtes des followers assidus (je sais que vous l'êtes), vous n’êtes pas sans savoir que j’ai eu la chance de me remettre en selle il y a peu de temps. Bon, entre nous, je pense que je n’avais pas besoin de faire une pause d’un an pour savoir que monter à cheval est essentiel pour ma santé mentale (oui, oui, mentale, mais promis j'ai pas touché à la drogue). Le truc c’est que mettre Ponaine en retraite m’a quand même salement déprimée. Et pour une meuf comme moi qui vit pour le changement, ça a été compliqué de ne pas trouver comment rebondir. Bref, j’ai pas vraiment réussi à m’adapter à cette nouvelle vie sans chevaux. Clairement j’ai sombré dans la consommation de vin, oui ok, j’ai élargi mon cercle social, mais franchement, je vous le dis… Rien n’a pu combler ce vide. 

C’est bien de souffler, d’avoir du temps pour soi, pour ses amis, mais sincèrement… qu’est-ce que je me faisais chier. Avant quand je montais tous les jours c’était compliqué de trouver une minute pour moi, mais là j’avais trop de temps. Au début c’était cool, j’avais une nouvelle vie devant moi, mais je n’avais plus de passion, et rien trouvé qui me passionne autant. Bonjour Tristesse. 

Alors oui, évidemment j’ai continué à m’occuper de Ponaine tous les jours, mais plus avec la même envie et ça m’a beaucoup culpabilisée. Faut dire que là où elle est, en patûre, je ne vois pas grand monde, personne avec qui échanger sur le sport ou l’animal. Et en même temps j’avais pas envie de mettre les pieds dans une écurie car je voulais pas me frustrer. La meuf ne sait pas ce qu’elle veut, ça, ça n’a pas changé. 

Bref t’as compris, ça a été dur ce break, mais aujourd’hui je me rends compte des bénéfices de tout ça. Et là, c’est la séquence gourou : n’oublie jamais qu’une expérience négative aura forcément des conséquences positives. Ouais j’en suis là. J’ai du aller chercher des convictions à des endroits un peu inconnus mais j’avais pu trop le choix, sinon c’était la corde (je rigole c’est bon) et donc la vie m’a amenée à me questionner sur la vie, les gens et surtout sur moi. Grand bien me fasse. 

Du coup après cette belle intro pas du tout longue, pour reprendre les bonnes vieilles habitudes, je vais te dire aujourd’hui pourquoi ça été bénéfique pour moi d’arrêter l’équitation, et de sortir complètement de ce monde pendant presque une année. 


Crédit : Hippique & Chic



  • Tu trouves un équilibre de vie.

Alors même si pour ma part, j’ai du mal à supporter de ne pas être overbookée, j’ai tout d’un coup gagné au moins 3 heures de temps libre tous les jours. Au début ça fait du bien, et en plus t’essaie de te convaincre que c’est génial. Quand je regarde dans le rétro, j’ai commencé à monter intensivement quand j’ai eu mon permis, j’ai bien profité de ma vie étudiante, mais quand j’ai commencé à bosser ça a été difficile de tout cumuler. Il arrive toujours le moment ou tu dois choisir entre le cheval et les potes. J’avais choisi le cheval, j’avais mes potes du cheval. Rien n’était important sauf le cheval. Et c’était comme ça, depuis 11ans. Et c’est peut être pas très sain car, quand tout s’arrête d'un coup comme ça a été le cas pour moi, ben tu pètes un câble, littéralement. T’as pas de bouée de sauvetage. Donc finalement avec tout ce temps libre j’ai rencontré de nouvelles personnes, qui n’ont rien à voir avec le monde du cheval et ça fait du bien aussi de sortir de cette bulle. D’un coup j’étais disponible, on pouvait m’inviter en last minute, partir en week-end, tout était possible, et je me suis jamais sentie autant entourée. Bon concrètement, je suis devenue alcoolique, mais bon, c’était déjà un problème avant. Du coup maintenant, je savoure mon quotidien de manière équilibrée, j’ai du temps pour monter un peu, pour voir mes potes un peu, et pour m’occuper de moi un peu. 

  • Tu prends du temps pour toi. 

Je n’ai jamais autant été chez l’ostéopathe que l’année dernière, et pas que parce qu'il est sexy. Et en remontant à cheval je sens vraiment la différence. Je suis vraiment en possession de tout mon corps et mon équilibre en selle est vraiment meilleur qu’avant. Je suis bien assise sur mes deux fesses et rien que ça sur le cheval, ça fait bien la diff’. Prendre du temps pour soi c’est aussi apprendre à se connaître, à se respecter, à prendre soin de soi. Bref des petites choses qui ne parlent pas à tout le monde mais je vous souhaite de passer par ces phases de questionnement. 


  • Tu te mets moins de pression à cheval. 

Il y a un truc qui m’a frappée quand j’ai remis le pied à l’étrier il y a quelques semaines, c’est la pression qu’on peut se mettre à cheval. Bon, je pense que de monter des chevaux qui ne sont pas les miens m’aide énormément à avoir ce recul, n’empêche que c’est important de le souligner. 
Je trouve que les gens ont tendance à vraiment se focaliser sur le négatif lorsqu’ils montent, ils s’énervent dès que le cheval fait un pas de travers, et après ça monte en pression. Alors que normalement monter à cheval ça doit être un plaisir. Et pour le coup, là je monte de manière complètement peace, alors ça empêche pas de bien travailler, mais c’est pas parce que ton cheval fait un écart qu’il faut déclencher une guerre mondiale. Je ne réagis pas ou limite ça me fait sourire, je reprends mon travail tranquillement, tout le monde reste calme et concentré dans le boulot. C’est pas pour autant que le cheval me fait 5 écarts derrière, en tout cas pour l’instant je n’ai pas eu le cas. Je récompense également beaucoup, même si c’est que deux foulées dans la bonne attitude c’est important d’encourager. Et du coup je passe de super séances, bien positives


  • Tu développes énormément de gratitude. 

Clairement je n’ai pas fait les Jeux Olympiques, mais en retournant traîner dans des écuries je me rends bien compte que j’ai eu de la chance et que je suis tombée entre de bonnes mains (bon j'ai toujours essayé de trouver des bonnes écuries quand même), et qu’on m’a bien appris l’équitation. Remonter à cheval me fait de nouveau réfléchir à la mécanique du cheval, à essayer d’avoir une belle équitation, à composer avec le cheval, et je suis contente de pouvoir monter plein de chevaux différents et de réussir à faire quelque chose dessus. J’ai reçu de mes différents coachs de très bons conseils et je m’en rappelle encore et vraiment aujourd’hui je leur suis super reconnaissante. Je suis contente d’avoir autant déménagé pour engranger toutes ces expériences équestres. Mine de rien, ça te fait prendre confiance en toi et c’est jamais désagréable d’entendre que tu montes bien. Bien sûr dans tout ça il y a aussi Ponaine, qui a essuyé pas mal de plâtres, il faut le dire. 


  • Tu sais ce qui est bon pour toi.

Et puis pour finir, je lâche une petite citation bien cucul, mais vraie…  « On reconnait le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va »
Me couper du monde de l’équitation pendant un an a été super difficile, je suis complètement sortie de ma zone de confort, mais ça m’a fait prendre conscience de tout ce que j’aimais vivre au travers de cette passion, de tout ce que ça m’apportait dans ma vie, et je me rends compte que c’est bien trop précieux pour ne pas s’accrocher et continuer. Clairement c’est important d’avoir un truc qui te prends aux tripes, sinon t’accordes de l’importance à plein de trucs qui n’en valent pas la peine parce que t’as rien de mieux à faire. Et après t’es mal. 

Là ça doit faire un mois que je remonte, mon moral n’a pas été aussi bon depuis des mois. Une séance d’équitation c’est pour moi bien meilleur qu’une séance de méditation. Pendant minimum 45 minutes tu ne penses à rien d’autre qu’à ton cheval, à ce que tu es en train de faire, à quelles aides tu vas employer, bref tu es concentré sur le présent et rien d'autre, et quand tu as tendance à ruminer des pensées de merde h24, je peux te dire qu’il n’y a rien de plus bénéfique. Bref j’ai retrouvé le sourire, parce que j'ai retrouvé ma bulle d'air, et j’espère que ça continuera. J’ai renoué avec ma passion et du coup je m’occupe aussi mieux de Ponaine qui j'espère a encore de longs jours devant elle. 

Crédit : Hippique & Chic


...J’allais oublier, the last but not the least :

  • Tu (re)réalises que l’équitation c’est trop un sport…

…Et que ça fait trop mal aux muscles. Sans déconner, j’ai dégusté sévère après ma première séance, et en vrai, j’ai mis peut être 3 ou 4 séances avant de pas être épuisée après 3 minutes de trot enlevé. Pourtant je fais quand même du sport à côté, mais rien à voir. Donc je suis remontée après presque un an, le lendemain j’ai eu l’impression que j’étais passée sous un train. Bonnes petites courbatures des familles. Donc le prochain tocard qui me dira que l’équitation, c’est pas un sport, j’aimerai qu’il vive ce que j’ai vécu, et sans massage à l’arnica ou au voltarene après. Sérieux je faisais trop pitié à voir, après ma 3 ème séance j’arrivais plus à marcher. Mes copains les adducteurs ont pas trop compris ce qui leur arrivait. Bon, tout est rentré dans l’ordre aujourd’hui. Par contre je vais continuer à faire du running et de la marche car c’est vraiment complémentaire niveau cardio. 


T'as vraiment cru que j’allais annoncer un truc de ouf ? (rapport à ce que j’ai écrit un peu plus haut) Merci. Je vais finir par croire que je suis crédible.


Amour sur Leslie & Marion qui me prêtent leurs juments, parce que je leur dois tant.


A très vite, 
Et si l'envie te prends de commenter, n'hésite pas je lis tout ça avec grande attention :) 


Commentaires

  1. Quel plaisir de te relire ! Je suis tellement d'accord avec toi ! Par moment je me dis que le poney ça prends vraiment trop de temps et d'argent mais sans ça qu'est ce que je me ferais chier!!

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  2. Je te suis sur les réseaux mais ça fait très plaisir de voir que tu à soit repris ton blog et de pouvoir te lire à nouveau ! Et je te comprend totalement. Tous les points sont totalement vrais (même celui de l’osteo aha). Avec les études je ne monte mon cheval que pendant les vacances, mais histoire de garder un peu d’exercices physiques, je pratique avec l’école mais en mode « touriste » sans prise de tête et ça fait du bien de te focaliser juste sur le moment. Et c’est une heure tranquille. Bon après quand tu rentres tu douilles un peu quand même !
    La bise à Ponaine !

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