Kit de survie du propriétaire en détresse

Salut à toi cher cavalier(e) ! 

Je suis ravie de te retrouver ici, ça fait... une éternité dis donc ! Hé oui parfois on vit des périodes pas très drôles, du coup on est pas drôle… Du coup j’avais pas trop envie de me répandre ici à jouer les victimes, j’avoue. Parce qu’en vrai c’est grave chiant de lire des gens qui sont en bad permanent et c'est pas ce que je veux proposer ici (même si en vrai, j'ai un petit côté poète maudit pas dégueu). Bon, il y a eu beaucoup de choses qui ont fait que je n’écrivais plus : mon ancien job, la santé de Ponaine et son départ en retraite, et ma santé mentale aussi... 

Je vais pas m’enflammer à dire que tout est réglé (non, parce que j’ai peur du karma moi ^^) mais toujours est-il que j’ai retrouvé l’envie d’écrire un peu ici et de raconter nos nouvelles péripéties avec Ponaine, ainsi que ma future demi-pension (je vous tiendrais au courant j’ai deux essais prévus). Mon dieu le suspens est à son comble ! Qui sera ma prochaine monture ?!

Me revoilà donc pleine de fraîcheur et on va pouvoir parler de plein de trucs cool et moins cool, parce qu'on partage tout ici, pour le meilleur et pour le pire chers lecteurs ! Je vous cache pas qu’on va un peu moins parler de matos… et pas parce qu’un cheval en retraite n’a besoin de rien. Je vous jure je découvre de nouvelles façons de réduire à néant mon salaire avec, par exemple… des hipposandales ! Oui, oui… Vous avez bien lu. Je fais donc partie de ces gens là désormais. Tout un monde de pieds nus, de phytothérapie et de communication animale, s’est ouvert à moi suite aux dernière aventures de Ponaine. J’ai basculé dans un monde parallèle les amis. Mais ne me jugez pas trop, on a toujours dit qu’on était sympa entre nous.

Coucou c'est nous ! On n'a pas changé !

Vous vous rendez compte, j’ai osé imaginer qu’avoir un cheval en retraite ça pouvait être barbant… Je me suis bien trompée, et j’ai pris une belle leçon dans la tronche. Alors évidemment, je ne vais pas vous raconter tout ça en un seul article. Vous même vous savez… que je n’ai pas la plume très légère, et que ça fait déjà une vingtaine de lignes que j’écris pour ne rien dire. J’adore ça, je peux pas m’en empêcher. Je gère pas trop la synthèse, quoi.


Du coup, avant d’écrire le récit des quatre semaines de tension extrême que je viens de subir passer, à soigner la fourbure de Ponaine… Oui j’avoue, j’attends le feu vert de la véto, qui va me dire, « C’est bon vous avez grave géré », d’ailleurs faudra aussi que je vous parle des vétérinaires, un mélange de haine et de passion intéressant s’opère dans ma petite tête à l’égard de ces gens… Bref je vous ferais un récap fourbure, je suppose que ça servira à des gens vu le nombre de chevaux qui semblent être touchés. Oui j’ai fait comme vous, j’ai retourné les internets à la recherche de la recette magique qui va soigner la fourbure en deux jours. Pas trouvé. C’est fou ce qu’on peut devenir cinglé quand notre cheval est souffrant. Limite on te dirait : « fais un mélange de feuille de pissenlit avec 3 poils de poney et du sel , puis mets lui dans l’oreille, après 24h il n’aura plus mal », ben tu le ferais, c’est sûr ! 

Du coup c’est de ça que je voulais vous parler, quelle magnifique transition (le talent…)
J’ai vécu bien deux semaines de grosse pression lorsque Ponaine a commencé sa crise aigue et qu'elle ne savait plus marcher du tout. C’est vrai que dans ces moments-là, on ne pense plus qu’à soigner son cheval et on s’oublie soi-même. Pour le coup je vis le confinement seule, enfin avec Langouste (oui c’est mon chat qui s’appelle Langouste, vous pouvez me juger c’est bon), et je continuais de bosser intensément en télétravail, et en même je devais aller 3 fois par jour à la pâture pour faire les soins. Pour rappel, je fais pas vraiment partie de ces gens qui sont du matin, nan.

Alors bref, tout ça, ça donne un peu une idée du potentiel surmenage qu’on peut vivre quand on est propriétaire d’un cheval malade ou souffrant. Tout prend des proportions astronomiques et on ne pense pas assez à soi et à l'impact que ça peut avoir. De mon côté, après avoir passé trois jours à pleurer, à faire le deuil de Ponaine qui n’était pas morte (dites moi que je suis pas seule à voir mon cheval condamné au moindre bobo… Bon là c’était grave quand même), je me suis dit « Bon, c’est pas tout ça ma grande, mais là, tu n’aides personne ». 

On est d’accord on a le droit de flancher, c’est dur quand notre cheval, que dis-je, notre sang, notre chair, souffre. Trois jours à pleurer c’était bien, mais suite à la communication animale que j’ai faite (jugez moi encore, c’est bon c’est gratuit pour ce soir), car j’étais sûre qu’on était pas sur le bon diagnostique véto (vous avez la ref de la mi-haine, mi-passion pour les vétos maintenant) (la communication animale c’est encore un truc auquel je pourrais dédier un post) Bref… J’ai réalisé que c’était très important pour Ponaine que j’aille bien, et que si je vais mal, elle va mal. 

Du coup on a gardé la pêche !

Alors j’ai puisé au fond de moi, (et de ma pharmacie), pour récupérer le maximum de force mentale et j’ai décidé qu’on allait lui faire la peau à cette fourbure. Du coup, voilà mon kit de secours pour propriétaire en détresse, qui s’adresse à tous, que votre cheval ait perdu une touffe de poil ou qu’il soit entre la vie et la mort. Oui on a le droit de paniquer même pour une petit bobo rho, ça nous touche quand même. (Bon moi, j’aime bien les petits bobos, mais c’est juste que j’ai un problème, j’adore soigner les plaies - oui oui la thérapie continue vous inquiétez pas)

Donc, même si sur le moment il se passe beaucoup trop de choses dans votre tête, vous pouvez essayer de cheminer différemment. 

Pour ma part j’essaie de : 
  • Prendre chaque jour comme il vient. Parfois ça ira mieux, parfois ça ira moins bien, ça veut pas dire que le combat est gagné ou perdu. 
  • Ne pas penser que mon cheval va guérir du jour au lendemain 
  • Me contenter de la moindre petite amélioration
  • Garder le moral pour donner de la force à Ponaine
  • Ne pas trop m’éparpiller et garder une ligne directrice sur les soins, ça ne sert à rien de tester dix mille trucs en même temps. Si vous êtes comme moi et que vous avez tendance à dévaliser un rayon soins, parce qu’il y a bien quelque chose qui va fonctionner… Ne faites pas ça. 
  • Lire des choses sur internet, oui, mais seulement quelques heures par jour, pas la journée entière sinon ça tourne à l’obsession. 
  • Être une bonne coordinatrice entre toutes les personnes qui soignent Ponaine. Vous êtes le lien entre votre véto, votre maréchal, votre ostéo, phytothérapeute, nutritionniste, et/ou le praticien que vous voulez, mais c’est bien vous qui prenez les décisions. 
  • Ne jamais oublier que c’est moi qui connait le mieux Ponaine, et faire confiance à mon intuition aussi quand je dois faire des choix. 
  • Ne pas me flageller si j’ai fait une erreur, on fait toujours du mieux qu’on peut pour nos bêtes, personne ne fait du mal à son cheval volontairement, …sauf les psychopathes. 


Et parce qu’un petit coup de pouce de la nature n’est jamais trop quand le monde s’écroule sous nos pieds, voici des petites plantes magiques pour apaiser ton esprit de propriétaire paniqué :

  • Quand je suis en crise de panique ou de tristesse je prends : Fleur de Bach Star of Bethlehem une pipette dès que le besoin s’en fait sentir ou du Rescue.

  • Quand je suis morose, que j’ai pas le moral : du Millepertuis en gélule ou en cachet

  • Pour traverser sereinement les périodes stressantes : 15 gouttes de teinture mère de Passiflore 2 fois par jour. 


Donc déjà avec ça, la vie est beaucoup plus sympa vous verrez ! En vrai j’ai même réussi à arrêter définitivement de ronger mes ongles grâce à ça !

Voilà tous mes petits conseils, je peux te jurer qu’avec tout ça, tu vivras la convalescence de ton cheval bien différemment et je sûre qu’avec ces bonnes ondes, il ne se remettra que plus vite ! 

A très vite ! 

Sophie


Commentaires

  1. Un plaisir de te lire, tu nous avais manqué!!!!

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  2. You are back :)
    (Je commente rarement sur les blogs mais je me suis dis que c'etait l'occasion)
    Même si c'est pas forcément pour du positif (la fourbure de Ponaine, tout ça), je suis super contente de te lire à nouveau !
    J'aime beaucoup tes articles, que ce soit le contenu et ta plume.
    Ton article " Pourquoi c’est bien de faire un break" est ma bible dans les (nombreux) moments de remise en question dans ma vie mouvementée de proprio hahah

    Hâte de continuer à te lire !

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